Des retombées économiques palpables du champ… à la cave
Un revenu mieux réparti pour les producteurs
Le même vin, acheté dans la grande distribution, rapportera environ 30 à 40 % du prix au vigneron (la majorité partant dans la chaîne de distribution). En circuit court, la part du producteur grimpe à 70 voire 80 % (source : France AgriMer). Résultat : une exploitation viable, notamment pour les petites structures familiales, menacées par l’industrialisation.
Une dynamisation du tissu rural
En circuit court, chaque euro dépensé localement circule 2,5 fois plus dans l’économie de la région que lorsqu’il est dépensé dans un supermarché (selon la Fédération des CIVAM). Ce sont des emplois non délocalisables, des activités maintenues dans les villages, et tout un écosystème qui retrouve vitalité : ateliers de transformation, crémiers, épiciers, restaurateurs...
- Les marchés : chaque marché de producteurs crée en moyenne 2 à 3 emplois directs et 4 à 5 emplois indirects, selon l’INRAE.
- Les AMAP : on compte plus de 4000 AMAP en France, qui soutiennent 2000 fermes et mobilisent plus de 350 000 familles (source : réseau AMAP France).
Une étude menée en Occitanie a ainsi montré qu’un village conservant ses circuits courts voyait sa démographie se stabiliser, contrairement aux communes où les commerces ferment. Les écoles, les cafés, les petites caves restent ouverts, et toute une mosaïque de savoir-faire se transmet.
Prix juste et accessibilité : un équilibre à trouver
Certains pensent que circuits courts riment avec « prix élevés ». Or, si les prix au kilo peuvent paraître plus hauts, sur le panier global ils sont souvent compétitifs une fois les intermédiaires enlevés. La différence : le rapport qualité/fraîcheur/service et une juste rémunération du producteur. Plusieurs études (UFC Que Choisir, 2022) montrent ainsi que les paniers hebdomadaires en AMAP sont au même niveau, voire inférieurs, à ceux de la grande distribution, pour des produits non traités ou bios.